L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada

OTTAWA, le 7 avril 2022 ---Jennifer Carr, présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), se réjouit des progrès que le budget 2022 permettra de réaliser en favorisant une reprise économique plus équitable, y compris les nouveaux investissements dans la poursuite des fraudeurs par l’ARC, l’aide en santé mentale pour les travailleuses et travailleurs noirs de la fonction publique et l’inclusion des représentant·e·s syndicaux dans l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public. Mais Mme Carr trouve très préoccupant l’examen stratégique des politiques du gouvernement.

« Le budget d’aujourd’hui comprend des progrès louables, notamment en ce qui concerne les investissements dans l’ARC qui l’aideront à poursuivre les fraudeurs, l’amélioration de l’équité fiscale et le soutien à la santé mentale des travailleurs noirs de la fonction publique, selon Mme Carr. Cependant, les professionnel·le·s de la fonction publique se posent de sérieuses questions quant aux compressions que le gouvernement prévoit faire exactement et espèrent qu’il ne prévoit pas équilibrer son budget sur le dos des membres de la fonction publique ».

« Nous étions heureux de voir un budget qui allait de l’avant en matière de logement abordable et de soins dentaires, tout en présentant des mesures favorisant l’équité fiscale et en mettant en œuvre l’assurance-médicaments, explique la présidente Carr. Mais quand on sait que les professionnel·le·s de la fonction publique - en un temps record – ont mis sur pied de nouveaux programmes et apporté une aide d’urgence aux gens, c’est décevant de voir ensuite le gouvernement continuer de dépenser des milliards par année et de s’en remettre aux conseils dispendieux de consultants plutôt qu’à son personnel professionnel ».

« Le télétravail a permis de faire avancer la diversité, l’inclusion et l’équité dans la fonction publique, mais nous nous demandons avec inquiétude si le gouvernement fédéral a tiré les bonnes leçons de ces deux dernières années, poursuit Mme Carr. Nous espérions voir une approche plus uniforme et cohérente dans l’élaboration des politiques sur le retour au bureau et la création de lieux de travail sécuritaires ».

Par ailleurs, la présidente Carr avait espéré voir de nouveaux investissements dans la formation et le perfectionnement professionnel dans la fonction publique ainsi que le rétablissement du financement de la science publique essentielle.

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Pour plus d’information : Johanne Fillion, 613-883-4900 (mobile), jfillion@pipsc.ca

OTTAWA, le 6 avril 2022 — Jennifer Carr, Présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), sera disponible pour parler des conséquences du budget de 2022 sur la prestation des services publics sur lesquels compte la population canadienne et sur les priorités des fonctionnaires.

 « L’Institut souhaite que des progrès soient réalisés pour faire en sorte que la fonction publique devienne plus diversifiée et inclusive. Nous devons tirer les bonnes leçons de l’expérience acquise au cours de ces deux années de pandémie et de travail à distance. Les employé.e.s fédéraux souhaitent maintenant qu’il y ait une approche cohérente et coordonnée pour assurer un retour en toute sécurité dans les bureaux » déclare Mme Carr.

L’Institut demande de nouveaux investissements dans la formation et le perfectionnement afin que les professionnel.le.s de la fonction publique d’aujourd’hui soient prêts à réussir dans les emplois de demain. Mme Carr ajoute que l’Institut s’inquiète de l’augmentation des dépenses liées à la sous-traitance et compte voir dans le budget des mesures visant à réduire cette pratique.

« Le recours excessif à la sous-traitance auprès de consultants coûteux amoindrit la qualité des services offerts à la population. Cette pratique a donné lieu à des débâcles comme le scandale du système de paye Phénix. La facture de la sous-traitance entourant Phénix s’élève désormais à plus de 650 millions de dollars, et ce, pour un système qui n’a jamais bien fonctionné. »

L’Institut a déjà publié son mémoire prébudgétaire décrivant les priorités de ses membres et du grand public. L'IPFPC recommande notamment des investissements dans les soins de santé et de rendre la vie plus abordable, tout en réalisant de réels progrès vers une fiscalité plus équitable. L’Institut demande également au gouvernement de rétablir 800 millions de dollars en financement scientifique pour les ministères et organismes fédéraux afin de ramener les dépenses internes au niveau de 2010 et 2011. 

Quoi : La Présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada est disponible pour commenter le budget de 2022   

Comment : Par téléphone ou sur ZOOM

Quand : Le 7 avril 2022 ou avant le budget

Qui : Jennifer Carr, Présidente de l’IPFPC

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Source: Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

Aperçu des changements

Pour les employé·e·s du Conseil du Trésor des groupes CP (anciennement AV), IT (anciennement CS), NR, RE, SH et SP, une nouvelle entente prévoit que 20 % de vos heures de congé annuel et compensatoire excédentaires seront encaissés pendant cinq années consécutives chaque année le 31 mars (de 2022 à 2026). Le montant encaissé sera calculé selon la valeur de 20 % de vos heures de congé excédentaires au 31 mars de chaque année. Le 31 mars 2026, date du dernier encaissement, toutes les heures excédentaires restantes dans vos banques de congés seront encaissées.

Cette entente vise entre autres à inciter les membres de l’IPFPC à prendre les congés qu’ils n’ont pas pu prendre pendant la pandémie, pour ainsi réduire le nombre d’heures de congé excédentaires accumulées. Elle a également pour objectif d’alléger l’impact fiscal de votre encaissement en vous faisant liquider progressivement votre banque, par tranche de 20% chaque année, au lieu de vous faire encaisser la totalité de vos congés en une année.

D’abord, vous devez répondre à deux questions importantes, dont les réponses varient selon l’unité de négociation (groupe) à laquelle vous appartenez :

1. Quel est le nombre maximum d’heures de congé annuel que je peux reporter?

Le groupe SH n’a pas de limite de report des congés annuels. Par conséquent, il n’y aura pas d’encaissement des congés annuels des membres SH.

Les autres groupes - (CP (anciennement AV), TI (anciennement CS), NR, RE, SP) ne peuvent reporter qu’un maximum de 262,5 heures de congé annuel d’un exercice à l’autre, ce qui équivaut à 35 jours de vacances. Pour les membres de ces groupes, si votre banque de congés annuels dépassait 262,5 heures au 31 mars 2021, vous aviez des heures excédentaires en banque. Toutes les heures excédentaires qui restent dans votre banque de congés annuels au 31 mars 2022 seront assujetties à l’encaissement automatique de 20 %.

2. Quel est le nombre maximum d’heures de congé compensatoire que je peux reporter?

Le groupe TI (anciennement le groupe CS) peut reporter un maximum de 37,5 heures de congé compensatoire d’un exercice à l’autre. Tout ce qui dépasse 37,5 heures est considéré comme excédentaire.

Comme les autres groupes (CP, NR, RE, SP et SH) ne peuvent pas reporter leurs congés compensatoires, chaque heure de congé compensatoire qu’il leur reste à la fin de l’exercice financier serait considérée comme excédentaire.

Ainsi, si votre banque de congés compensatoires compte des heures excédentaires au 31 mars 2021, ces heures inutilisées en date du 31 mars 2022 seront encaissées à raison de 20%.

Exemple de calcul de l’encaissement des congés annuels

Calcul s’appliquant aux groupes : CP (anciennement  AV), TI (anciennement CS), NR, RE, SP.

Voici un exemple de calcul de l’encaissement de la banque de congés annuels :

  1. Le 31 mars 2021, votre banque de congés annuels comptait 362,5 heures. En plus de votre report autorisé de 262,5 heures de vacances, vous aviez donc 100 heures de congé excédentaires dans votre banque.
  2. Vous avez utilisé 20 heures de ces heures de congé de vacances excédentaires au cours de l’exercice 2021-2022, ce qui vous laissait 80 heures de congé excédentaire le 31 mars 2022.
  3. Vous avez également acquis votre allocation normale de 187,5 heures de vacances au cours de l’exercice (2021-2022). Pour les besoins de cet exemple, nous supposons que vous avez utilisé 100 heures de congé, ce qui laisse un excédent de 87,5 heures de vacances pour l’exercice 2021-2022.
  4. Le calcul de l’encaissement de ces heures le 31 mars 2022 compte deux étapes :
    • La première étape consiste à encaisser, le 31 mars 2022, les 87,5 heures de congé excédentaires que vous avez accumulées au cours de l’exercice 2021-22 qui se termine (conformément au point 3 ci-dessus). 
    • La deuxième étape consiste à encaisser, le 31 mars 2022, 20 % de toutes les heures de congé excédentaires non utilisées (acquises avant le 31 mars 2021). Dans cet exemple de calcul, cela représente 16 heures (20 % des 80 heures excédentaires selon le point 2 ci-dessus), ce qui vous laisse 64 heures excédentaires à reporter sur l’exercice suivant. 
    • Elles vous seront payées au taux salarial applicable au 31 mars 2022.
  5. Après l’encaissement, le 1er avril 2022, il vous restera 64 heures de congé excédentaires (accumulées avant le 31 mars 2021).
  6. Au cours de l’exercice 2022-2023, vous n’utilisez aucune de vos heures de congé excédentaires, mais vous utilisez la totalité des 187,5 nouvelles heures de congé annuel pour l’exercice 2022-23 auxquelles vous avez droit.
  7. Le 31 mars 2023, il vous reste 64 heures excédentaires (accumulées jusqu’au 31 mars 2021). Le système vous fera encaisser 20% de ce montant, soit 12,8 heures. Elles vous seront payées au taux salarial applicable au 31 mars 2023.
  8. Le 1er avril 2023, il vous restera maintenant 51,2 heures de congé excédentaires.
  9. Les deux processus (l’encaissement annuel normal et l’encaissement de 20 % des heures excédentaires accumulées jusqu’au 31 mars 2021) se répétera chaque année jusqu’au 31 mars 2026. À cette date, votre solde d’heures excédentaires accumulées jusqu’au 31 mars 2021 seront encaissées.

Exemple de calcul de l’encaissement des congés compensatoires

Calcul s’appliquant aux groupes : CP (anciennement AV), TI (anciennement CS), NR, RE, SH et SP.

Voici un exemple de calcul de l’encaissement des congés compensatoires.

Remarque : Pour le groupe TI, la limite de report des congés compensatoires est de 37,5 heures. Pour tous les autres groupes, comme aucun report n’est autorisé, toutes les heures compensatoires non utilisées à la fin d’un exercice financier sont excédentaires.

  1. Le 31 mars 2021, supposons que votre banque de congés compensatoires a un excédent de 50 heures (pour les membres CS, cela signifierait que vous avez un solde de 87,5 heures, car on vous autorise à reporter 37,5 heures).
  2. Vous avez utilisé 20 heures de ces heures de congé excédentaires au cours de l’exercice 2021-2022, ce qui vous laissait 30 heures de congé compensatoire le 31 mars 2022.
  3. Enfin, supposons que vous avez également acquis 20 heures de congé compensatoire au cours de l’exercice financier (2021-2022) et que vous en avez utilisé 10, ce qui vous laisse un excédent de 10 heures pour l’exercice 2021-22.
  4. Le calcul de l’encaissement de ces heures le 31 mars 2022 compte deux étapes :
    • La première étape consiste à penser aux 10 heures de congé compensatoire excédentaire que vous avez accumulées au cours de l’exercice financier (selon le point 3 ci-dessus). Toutes nos conventions collectives contiennent des dispositions qui nous donnent un peu plus de temps pour utiliser nos congés compensatoires accumulés chaque exercice financier. Ainsi, contrairement à l’encaissement des congés annuels, vous ne devriez pas recevoir l’encaissement, le 31 mars 2022, de vos crédits de congés compensatoires inutilisés acquis au cours de l’exercice 2021-2022. Vous aurez une durée normale pour utiliser ces crédits chaque année avant que les encaissements ne se produisent de la manière habituelle. Voici un tableau qui explique quand les crédits de congé compensatoire non utilisés (acquis chaque exercice financier) seront encaissés pour chaque groupe :

      ENCAISSEMENT DES CONGÉS COMPENSATOIRES ANNUELS (NORMAUX)

      Groupe

      Report maximum de congé compensatoire

      Date limite d’accumulation de congé compensatoire

      Date d’encaissement des heures de congé compensatoire

      CP, NR

      0

      31 mars

      31 décembre suivant

      TI

      37,5

      31 mars

      30 septembre suivant

      RE, SP, SH)

      0

      31 mars

      30 septembre suivant

      • La deuxième étape consiste à encaisser, le 31 mars 2022, 20 % de toutes les heures de congé compensatoire excédentaires non utilisées (acquises avant le 31 mars 2021). Dans cet exemple de calcul, l’encaissement représente 6 heures (20 % des 30 heures excédentaires selon le point 2 ci-dessus, ce qui vous laisse 24 heures de congé à reporter sur l’exercice financier suivant). 
      • Elles vous seront payées au taux salarial applicable au 31 mars 2022.
  5. Après l’encaissement, le 1er avril 2022, il vous restera 24 heures de congé compensatoire excédentaires (accumulées jusqu’au 31 mars 2021).
  6. Pour l’exercice financier 2022-2023, supposons que vous utilisez 12 heures de congé compensatoire excédentaires (accumulées jusqu’au 31 mars 2021).
  7. Le 31 mars 2023, il vous reste 12 heures excédentaires (accumulées jusqu’au 31 mars 2021). Le système vous fera encaisser 20% de ces heures, soit 2,4 heures. Elles vous seront payées au taux salarial applicable au 31 mars 2023.
  8. Remarque : Tout congé compensatoire non utilisé et acquis au cours des exercices financiers suivants sera géré conformément au point 4.i ci-dessus.
  9. Le 1er avril 2023, il vous restera maintenant 9,6 heures de congé compensatoire excédentaires.
  10. L’encaissement de 20 % des heures excédentaires (celles accumulées jusqu’au 31 mars 2021) se répétera chaque année jusqu’au 31 mars 2026, date à laquelle les dernières heures excédentaires seront encaissées.

FAQ générale

1. Qu’est-ce que ça veut dire, reporter des heures de congé?
  1. L’exercice financier du gouvernement fédéral se termine le 31 mars. Votre employeur vous autorise à reporter à plus tard (à l’exercice suivant) des heures de congé inutilisées, mais à plusieurs conditions précisées dans votre convention collective.
2. Qu’est-ce qu’une banque d’heures de congé excédentaires, et qu’est-ce qu’un encaissement?
Lorsque vous avez plus de crédits de congé que vous ne pouvez en reporter sur l’exercice financier suivant, normalement vous perdez ces crédits et ils vous sont payés en espèces (« ils sont encaissés »). Mais à cause des problèmes de Phénix, ces dernières années, vous avez été autorisé à accumuler tous vos crédits non utilisés dans vos banques d’heures de congé excédentaires. L’IPFPC et le Conseil du Trésor ont signé une entente pour traiter les crédits excédentaires.
3. Quelle est la différence entre le congé annuel et le congé compensatoire?

Les congés annuels sont accordés chaque année conformément à votre convention collective. Le congé compensatoire est défini dans votre convention collective comme du temps accumulé pour des raisons telles que des heures supplémentaires, un rappel au travail ou du temps de déplacement. Les crédits de congé annuel et de congé compensatoire sont accumulés dans des banques distinctes et traités séparément lors du calcul des limites de report et des encaissements.

4. Puis-je limiter le nombre d’heures qui seront encaissées en prenant des congés à la place?

Pour éviter l’encaissement annuel de 20 % des heures de congé annuel ou de congé compensatoire, vous devrez prendre toutes ces heures excédentaires (accumulées avant le 31 mars 2021) au plus tard le 31 mars 2022.

Si vous prenez une partie de vos congés au cours des prochains exercices financiers, vous réduirez votre nombre d’heures de congé excédentaires qui doivent être encaissées. N’oubliez pas de demander l’approbation de votre supérieur, en suivant les procédures habituelles, avant d’utiliser vos congés.

5. Comment puis-je obtenir de l’aide si je n’encaisse pas le bon montant?

Contactez le Centre des services de paye si vous pensez que vous n’avez pas reçu le bon montant. L’IPFPC ne peut pas accéder aux dossiers individuels de ses membres.

6. Je suis membres du groupe RE ou le groupe CP (anciennement AV) et il y a un nombre minimum d’heures qui doivent être encaissées pour mon groupe. Ce changement me concerne-t-il encore?

Il n’y a plus de nombre minimum d’heures qui doivent être encaissées par les membres du groupe RE ou CP. Cette règle a été annulée.

7. À quelle date recevrai-je mon encaissement?

Si votre ministère est servi par le Centre des services de paye, les paiements seront émis entre avril et décembre. Sinon, votre encaissement sera effectué lorsque votre ministère jugera qu’il peut traiter ces paiements.

8. Que se passe-t-il si je suis en congé de maternité ou en congé parental?

Les employé•e•s en congé non payé et qui reçoivent des prestations d’assurance-emploi (AE) sont exclus de l’encaissement obligatoire des congés pour la durée de ces prestations.

9. Que se passe-t-il si je reçois des prestations d’assurance-invalidité?

Les employé·e·s en congé non payé et qui reçoivent des prestations d’assurance-invalidité ou d’invalidité de longue durée (ILD) sont exclus de l’encaissement obligatoire des congés pour la durée de ces prestations.

Le Conseil d’administration tient à remercier les membres de s’être efforcés de créer un lieu de travail et une communauté sécuritaires depuis deux ans.

Depuis que le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) a annoncé sa politique de vaccination l’été dernier, l’IPFPC soulève des préoccupations concernant cette politique et sa mise en œuvre. Il n’y a pas eu de vraie consultation ni de processus complet permettant d’identifier correctement toutes les difficultés que nos membres pourraient rencontrer. L’employeur n’a pas élaboré de solutions adaptées pour faire face aux nombreuses circonstances individuelles. 

Il est inacceptable que l’employeur ait mis en œuvre une politique ayant des répercussions aussi dures sur nos membres sans qu’il y ait eu consultation appropriée. Nos agents des relations de travail ont été, et continuent d’être, disponibles pour soutenir les membres qui se trouvent dans une situation injuste.

Puisque nous considérons cette politique comme une mesure temporaire et que des taux de vaccination élevés ont été atteints dans tout le Canada, nous demandons instamment à l’employeur de déterminer quand elle ne sera plus nécessaire. Quand les provinces assouplissent les restrictions, l’employeur doit faire de même et permettre aux membres en congé non payé (CNP) de reprendre le travail. De plus, l’employeur doit garantir que des mesures de santé et de sécurité appropriées protègent tout le monde. Dès que l’employeur aura levé la politique sur les vaccins, l’Institut continuera, bien entendu, à travailler avec les membres qui ont des griefs actifs découlant de l’application de cette politique.  

Nous continuerons également d’insister pour que l’employeur respecte la Loi sur la protection des renseignements personnels et veille à ce que les renseignements relatifs à la situation vaccinale des membres soient limités aux seules personnes qui ont « besoin de les connaître ». L’accès aux renseignements personnels et privés doit être limité aux seules personnes chargées d’obtenir et de vérifier les informations relatives à la vaccination. L’employeur doit également informer nos membres du moment où il supprimera les dossiers privés.

Nous continuerons à faire participer le SCT aux discussions relatives aux vaccinations, au masque et au retour au lieu de travail. Nous exigeons que toute modification future de vos conditions de travail soit effectuée en collaboration avec l’IPFPC et les autres syndicats.

Ensemble, nous allons surmonter cette épreuve et offrir un avenir sécuritaire aux fonctionnaires.

CHALK RIVER, 25 mars 2022 — Le groupe Employés professionnels de Chalk River (EPCR), représenté par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), a conclu un accord et voté en faveur d’une nouvelle convention collective avec les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC).

La convention collective, d’une durée de trois ans, met fin à une impasse d’un an concernant la rémunération, la sous-traitance des emplois et les conditions de travail. Elle prévoit une augmentation salariale de 3,5 % par annnée et de nouvelles conditions en matière de télétravail.

Le président du groupe EPCR, Jonathan Fitzpatrick, déclare : « Cet accord n’aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de nos membres. Nous sommes sans convention collective depuis janvier 2021; le mois dernier, les membres nous avaient donné le mandat le plus fort possible pour exercer des moyens de pression au travail pouvant aller jusqu’à la grève — une première dans l’histoire du Groupe. »

Le groupe EPCR représente plus de 660 ingénieurs et scientifiques du campus de Chalk River des Laboratoires Nucléaires Canadiens, qui assurent la sûreté de l’exploitation des réacteurs nucléaires et soutiennent la gestion sécuritaire des déchets radioactifs et des projets d’assainissement de l’environnement dans tout le Canada. La recherche en médecine nucléaire que font les membres du Groupe protège la santé des Canadiens.

Jennifer Carr, présidente de l’Institut professionnel, félicite les deux parties et remercie tous les membres du Groupe pour ce nouvel accord.

Fort de plus de 60 000 membres employés au gouvernement fédéral et dans certains gouvernements provinciaux et territoriaux, l’IPFPC est le plus grand syndicat canadien de scientifiques et de professionnels.

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Pour plus d’information : Johanne Fillion, 613-883-4900 (mobile), jfillion@pipsc.ca

Tout le monde sait que les mégasociétés et les ultrariches ne payent pas leur juste part.

Les membres de l’IPFPC demandent que ça change depuis des années, et les Canadiennes et les Canadiens sont d’accord. Selon un sondage réalisé en 2021, 70 % des répondant·e·s pensent que les grandes sociétés et les très riches ne paient pas assez d’impôts. Pas moins de 92 % des répondant·e·s sont favorables aux changements qui rendraient plus difficile l’exploitation d’échappatoires fiscales par les sociétés.

Nous avons réuni des spécialistes non partisans pour donner un exposé aux députés sur cet enjeu très important le 4 mars 2022, parmi lesquels :

  • Jennifer Carr, présidente de l’IPFPC
  • John Anderson, agent de recherche principal de l’IPFPC
  • Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec
  • David Coletto, PDG d’Abacus Data

Regardez notre vidéo ci-dessous pour en savoir plus sur les questions d’équité fiscale et les solutions que nous préconisons. Pour discuter plus en détail de cette question, veuillez contacter le Bureau de la présidente.

 

Avez-vous manqué le webinaire de l’IPFPC sur le Mois de l’histoire des Noirs?

De tout temps, les Noirs ont été confrontés à des obstacles systémiques pour accéder à de nombreuses disciplines professionnelles et sportives au Canada. Dans le cadre de ce webinaire, nous avons projeté le court-métrage « Ice Breakers », qui raconte l’histoire de Josh Crooks, un véritable modèle qui était le seul joueur de hockey noir de son équipe dans le Canada atlantique.

Nos panélistes, Éric Pierre-Louis (sergent de police et ancien joueur de football de la NCAA) et Marie Clarke Walker (consultante et ancienne secrétaire-trésorière du Congrès du travail du Canada) ont parlé des nombreuses réalisations dont les Canadiens noirs peuvent être fiers. Ils donnent leur point de vue unique sur la façon dont les Canadiens noirs ont brisé les barrières de la représentation dans la société. En tant que syndicat, nous pouvons tirer des enseignements de ces expériences.

Connectez-vous dès maintenant pour visionner la vidéo. Si vous voulez en savoir plus ou vous impliquer dans le caucus noir de l’Institut, écrivez-lui sans plus attendre.

Le 28 février 2022, la présidente du Conseil du Trésor, Mona Fortier, a annoncé la mise à jour des directives sur la santé au travail pour la fonction publique fédérale, ouvrant ainsi la voie au retour progressif de nos membres sur leurs lieux de travail. Aucun calendrier officiel n’a été présenté à ce jour.

La ministre avait précédemment indiqué que l’avenir de la fonction publique reposerait sur un modèle hybride (en partie en télétravail et en partie au bureau).

Nos discussions en cours avec l’employeur sont une excellente occasion de proposer des solutions de travail innovantes et flexibles pour nos membres.

Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur préférence pour le télétravail, au moins une partie du temps, car il leur permet de mieux concilier vie professionnelle et vie privée sans perte de productivité ou d’efficacité.

Grâce aux nouvelles technologies, les fonctionnaires n’ont plus besoin d’être « attachés à leur bureau ». Nos membres ont amplement prouvé leur capacité à assurer les services et les programmes dont dépendent les Canadiens malgré les répercussions personnelles et professionnelles de la COVID.

Les régimes hybrides et de télétravail qui tiennent compte des préférences des membres et respectent le droit à la déconnexion sont la voie de l’avenir pour la fonction publique. Nous continuons à promouvoir des solutions créatives et novatrices pour nos membres, qui contribueront à définir la « nouvelle normalité ».

CHALK RIVER, le 21 février 2022 — Le groupe des Employés professionnels de Chalk River (EPCR), représenté par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), étudie ses options, car la conciliation avec les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) n’a pas réussi à dénouer une impasse d’un an qui concerne la rémunération équitable, la sous-traitance des emplois et les conditions de travail.

L’équipe de négociation a entamé une conciliation dans le but de parvenir à un accord négocié qui reconnaisse le travail professionnel des scientifiques et ingénieurs nucléaires du groupe EPCR. L’équipe de négociation est déçue par la dernière offre de l’entreprise.

Les membres du groupe EPCR assurent la sûreté de l’exploitation des réacteurs nucléaires et oeuvrent aux opérations de gestion sûre des déchets radioactifs ainsi qu’aux projets d’assainissement de l’environnement partout au Canada. La recherche en médecine nucléaire qu’effectuent les membres du groupe contribue aux soins et services de santé dispensés à la population canadienne.

« Nous avons veillé à ce que les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) demeurent vigoureux pendant la pandémie et, à l’avis même de l’entreprise, nous avons dépassé ses attentes, » explique Jonathan Fitzpatrick, le président du groupe Employés professionnels de Chalk River (EPCR). « Pourtant, alors que l’augmentation du coût de la vie est supérieure à 5 %, ce que l’entreprise propose est en réalité une baisse des salaires. »

« Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes unis et nous continuerons à nous battre pour obtenir un salaire équitable, améliorer les conditions de travail et empêcher la sous-traitance de notre travail professionnel. L’employeur doit faire mieux, » estime Jonathan Fitzpatrick.

Les travailleuses et travailleurs du groupe seront en position de grève légale à 0 h 01 le 14 mars 2022. Bien que le groupe privilégie la conclusion d’un accord équitable sans arrêt de travail, la possibilité de moyens de pression reste sur la table.

« Nous sommes sans convention collective depuis janvier 2021 et nos scientifiques et ingénieurs nucléaires sont à bout de patience. Ils nous ont donné le plus fort des mandats de l’histoire du groupe Employés professionnels de Chalk River (EPCR) pour exercer des moyens de pression pouvant aller jusqu’au déclenchement d’une grève. Nos membres méritent un traitement salarial équitable et nous sommes prêts à quitter les lieux de travail si c’est ce qu’il faut, » conclut M. Fitzpatrick.

Jennifer Carr, présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), déclare que « les 60 000 professionnels du secteur public membres du syndicat soutiennent pleinement les 700 ingénieurs et scientifiques du campus de Chalk River des Laboratoires Nucléaires Canadiens. »

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Source : Johanne Fillion, cell. : 613-883-4900,  jfillion@pipsc.ca.

Si vous êtes touché par la manifestation du convoi en cours au centre-ville d’Ottawa, sachez que votre sécurité est la priorité absolue.

Si votre lieu de travail se trouve dans la zone de protestation, pour votre sécurité essayez de trouver des accommodements avec votre gestionnaire. Si vous devez entrer dans la zone de manifestation du centre-ville d’Ottawa, mais que êtes toujours incapable d’accéder à votre bureau en toute sécurité, votre gestionnaire peut considérer vous donner un code de congé 699 (« Autres congés payés ») pour prendre un congé payé pendant cette période exceptionnelle.

Au besoin, vous pouvez utiliser rétroactivement le code 699.

Ces instructions ont été envoyées aux gestionnaires à la suite de discussions entre l’IPFPC et le Conseil du Trésor. Si vous n’êtes pas certain de devoir utiliser le code 699 en raison de l’inaccessibilité de votre lieu de travail, contactez un délégué syndical qui travaille au même endroit que vous.