L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada
On parle de réaménagement des effectifs lorsque les services d’un·e ou de plusieurs employé·es nommés pour une durée indéterminée ne sont plus nécessaires. L'Institut est là pour veiller à ce que la procédure soit respectée et que nos membres soient pleinement soutenus.

La Directive sur les voyages du Conseil national mixte (CNM) a été mise à jour afin de mieux refléter les besoins des employé·es en matière de voyages.

Les mises à jour sont le résultat d’une révision périodique approfondie de la Directive sur les voyages du CNM, qui a débuté en 2021 et a nécessité plusieurs années de consultation, de partage d’informations et d’élaboration conjointe entre l’employeur et les agents négociateurs. 

Grâce à ce processus, les parties sont parvenues à des ententes sur un large éventail de mises à jour visant à moderniser et à clarifier la Directive. Lorsqu’aucune entente n’a pu être conclue, un nombre limité de questions en suspens ont été soumises à un arbitrage de différends et ont maintenant été résolues par une sentence arbitrale. 

Les changements décrits ici reflètent à la fois les éléments convenus par les parties et ceux qui ont été accordés par voie d’arbitrage, mettant à jour la Directive sur les voyages afin de mieux refléter les besoins des employé·es en matière de voyages.

Pour plus d’informations, veuillez consulter les changements sur le site Web du CNM. La sentence arbitrale complète est affichée ici (en anglais seulement).

Changements accordés par voie d’arbitrage

Zone d’affectation 

  • Pas de changement dans la définition de la zone d’affectation.
  • Ce seuil fera l’objet d’une révision plus approfondie entre les parties.

Indemnité pour la garde des personnes à charge (sur déclaration)

  • L’indemnité pour la garde des personnes à charge sur déclaration a augmenté :
    • De 35 $ à 50 $ par ménage.

Indemnité pour la garde des personnes à charge (appuyée par des reçus – soins professionnels)

  • Lorsque la garde de personnes à charge est assurée par une personne ou une entreprise exerçant des activités dans le domaine de la prestation de soins, et qu’elle est étayée par des reçus :
    • L’indemnité est passée de 75 $ par jour et par ménage à 100 $ par jour et par personne à charge.
  • Les déclarations ne sont pas acceptées pour cette indemnité.
  • Un modèle de formulaire de déclaration normalisé sera élaboré.

Indemnité de faux frais

  • L’indemnité de faux frais est passée de 17,30 $ à 25 $.

Révision future de l’indexation des indemnités

  • Plutôt que d’imposer un modèle d’indexation spécifique pour les faux frais et la garde des personnes à charge, le Conseil a laissé aux parties le soin de discuter du modèle d’indexation le plus approprié.

Date d’entrée en vigueur (éléments accordés par voie d’arbitrage)

  • Tous les changements accordés par voie d’arbitrage entrent en vigueur le 28 mars 2025.

Changements convenus lors de la révision périodique (avant l’arbitrage)

Changements apportés à la Directive

  • Rationalisation du terme « véhicules motorisés particuliers » (VMP) afin d’assurer l’uniformité.
  • Mise à jour du renvoi à « époux » pour inclure « conjoint de fait ».
  • Des erreurs de traduction ont été corrigées.
  • Les renvois ont été révisés et le libellé en double a été supprimé.

Généralités / Application

  • La référence à la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral a été mise à jour dans la section sur la procédure de règlement des griefs.
  • Des éclaircissements ont été ajoutés pour indiquer qu’il existe une différence entre les dispositions concernant les voyageur·ses et celles concernant les employé·es.
  • Des éclaircissements ont été apportés à la définition de voyage en service commandé en vue d’indiquer que les déplacements pour se rendre au lieu de travail permanent ou régulier ne constituent pas un voyage en service commandé.
  • La définition du lieu de travail temporaire a été révisée afin d’ajouter des éclaircissements.
  • La référence aux hôpitaux d’Anciens Combattants Canada a été supprimée de la liste des locaux d’hébergement du gouvernement et d’une institution.

Administration (partie I)

  • Lorsque l’employé·e éprouve une aversion pour les voyages en avion, la direction doit s’efforcer de dresser un horaire de travail d’une manière qui permet d’utiliser d’autres moyens de transport.
  • La direction peut envisager la réinstallation comme une option plutôt que d’être en déplacement à long terme.
  • En cas d’urgence empêchant un retour en temps opportun, le déplacement sera prolongé et les frais raisonnables seront remboursés lorsqu’ils ne sont pas couverts par une autre autorité.
  • Des fournisseurs respectueux de l’environnement ont été ajoutés en tant que fournisseurs préférentiels.
  • Le titre de la section « Changement du lieu de travail (ne s’applique que dans la zone d’affectation) » a été modifié à « Changement du lieu de travail temporaire (ne s’applique que dans la zone d’affectation) », avec un champ d’application et des droits clarifiés.

Assurances (partie II)

  • Un libellé a été ajouté pour clarifier que les voyageur·ses doivent s’assurer qu’ils/elles ont une couverture d’assurance automobile suffisante, et dans quelles circonstances le coût de l’assurance sera remboursé par l’employeur.

Modules sur les voyages (partie III)

  • Le libellé a été mis à jour afin d’être cohérent dans l’ensemble des modules sur les voyages.
  • Le libellé a été mis à jour pour identifier le bon ministère à consulter au sujet des documents de voyage et des services médicaux.
  • Des éclaircissements ont été ajoutés pour expliquer le type d’eau qui est remboursable et dans quelles circonstances.
  • Repas :
    • Un libellé a été ajouté en vue d’autoriser le remboursement, en fonction de reçus et dans des circonstances exceptionnelles, au-delà des montants prévus aux annexes C ou D.
    • Des éclaircissements ont été apportés concernant les heures et la séquence des repas, et les dispositions relatives aux travailleur·ses de quarts.
  • Transports :
    • Les voitures de location peuvent maintenant être acquises la veille du voyage.
    • Un libellé a été ajouté pour préciser que lorsqu’un voyage par avion en classe affaires n’est pas disponible, tout tarif de classe inférieure disponible sera autorisé.
  • Indemnité de faux frais :
    • Un libellé a été ajouté pour indiquer que les employé·es doivent passer la nuit dans un logement pour recevoir ce droit.

Circonstances spéciales de voyage (partie IV)

  • Le titre de la section a été modifié à « Dispositions relatives aux déplacements de certains fonctionnaires ».
  • La section « Besoins particuliers en matière de transport » a été déplacée au paragraphe 1.5.1.

Urgences et maladies (partie V)

  • Les employé·es peuvent revenir plus tôt ou plus tard en raison d’une maladie personnelle, d’un accident ou de situations urgentes à la maison (par exemple, maladie grave, incendie, inondation, tempête de verglas).

OTTAWA, le 13 février 2026 — Avec en arrière-plan des personnes partageant un repas et une table garnie de produits alimentaires qui ont subi un rappel, les expert·es de la salubrité alimentaire avertissent aujourd’hui que les réductions du gouvernement fédéral dans l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) affaiblissent la capacité du Canada à prévenir les maladies d’origine alimentaire.

Les scientifiques, les vétérinaires et les autres spécialistes travaillant dans le domaine de la salubrité alimentaire et de la santé animale sont parmi les plus durement touchés par les récentes réductions budgétaires. Ces compressions représentent près d’un million d’heures de travail d’inspection, de laboratoire et de surveillance supprimées chaque année.

« Les spécialistes de l’ACIA inspectent les installations, testent les produits en laboratoire, retracent la contamination tout au long des chaînes d’approvisionnement et empêchent les aliments dangereux d’arriver sur la table des Canadien·nes », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce travail, bien que discret, permet aux Canadien·nes d’être en sécurité et de se nourrir. »

Ces réductions interviennent après des années d’un déficit chronique de personnel et de pressions croissantes sur la charge de travail à l’ACIA. Les professionnel·les de la salubrité alimentaire gèrent des chaînes d’approvisionnement de plus en plus complexes et des menaces de maladies avec des ressources limitées. Selon l’IPFPC, l’érosion constante des capacités rend les réductions actuelles particulièrement déstabilisantes.

Stéphanie Fréchette, scientifique de l’ACIA forte de 30 ans d’expérience, affirme que la prévention dépend de professionnel·les expérimentés qui comprennent comment les systèmes alimentaires échouent dans la pratique.

« Depuis 30 ans, je m’efforce de prévenir les maladies d’origine alimentaire avant qu’elles ne se propagent », explique Stéphanie Fréchette. « Nous avons vu ce qui se passe lorsque la surveillance échoue ou que les inspections sont retardées ou annulées. Les épidémies se multiplient, les rappels sont élargis et les conséquences sont dévastatrices. L’affaiblissement de ce système expose la population à un risque réel. »

Le Canada fait des centaines de rappels de produits alimentaires par année. La plupart des cas sont détectés à temps et maîtrisés rapidement parce que des inspecteur·rices et des scientifiques qualifiés décèlent les risques avant qu’ils ne se propagent largement. L’IPFPC affirme que la réduction de cette capacité fait porter le risque sur les Canadien·nes.

L’IPFPC demande :

  • l’arrêt des réductions d’effectifs;
  • un examen public immédiat des décisions qui affaiblissent la capacité de salubrité alimentaire;
  • la priorité accordée à l’expertise humaine plutôt qu’aux algorithmes.

Avec en arrière-plan des personnes partageant un repas et une table garnie de produits alimentaires qui ont subi un rappel, les expert·es de la salubrité alimentaire avertissent aujourd’hui que les réductions du gouvernement fédéral dans l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) affaiblissent la capacité du Canada à prévenir les maladies d’origine alimentaire.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Pour de plus amples renseignements : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

 

 

OTTAWA, le 5 février 2026 – Alors que les employé·es fédéraux sont confrontés à des suppressions d’emplois, à des réductions de programmes et à une incertitude permanente, le gouvernement fédéral s’apprête à imposer un nouveau mandat de retour au bureau (RAB). L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) demande au gouvernement d’expliquer pourquoi les employé·es sont contraints de retourner au bureau, malgré des années de rendement démontré et des preuves de la façon dont le travail à distance favorise le recrutement et le maintien en poste.

« Ce mandat n’a rien à voir avec le rendement, la collaboration ou le service aux Canadien·nes », déclare Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « C’est une question d’apparence, imposée à une main-d’œuvre déjà confrontée à des licenciements, à des réductions budgétaires et à un lieu de travail déjà en proie au chaos. »

Lors d’une réunion avec l’IPFPC vendredi dernier, les représentant·es du Conseil du Trésor ont déclaré aux dirigeant·es syndicaux qu’ils/elles ne disposaient d’aucune information sur la date à laquelle un nouveau mandat de RAB serait annoncé ou sur ce qu’il impliquerait. Cette assurance est aujourd’hui en contradiction directe avec les actions du gouvernement.

« Soit les hauts fonctionnaires responsables de la politique relative à la main-d’œuvre ont été tenus dans l’ignorance, soit les représentant·es syndicaux n’ont pas été informés de la vérité. Dans les deux cas, cela n’inspire pas confiance », poursuit M. O’Reilly. « De plus, cette nouvelle directive contraste fortement avec les opinions exprimées publiquement par le premier ministre Mark Carney, qui a longuement écrit sur les avantages économiques, sociaux et en matière de rendement du travail à distance et flexible. »

Dans Value(s) (2021, pp. 613–614), M. Carney fait l’éloge de l’efficacité et des avantages humains du travail à distance, écrivant : « La transition entre la maison et le travail ne nécessite que quelques pas entre le lit et l’ordinateur… Je préfère ça. » Il a également souligné que la flexibilité et l’emploi axé sur les objectifs sont essentiels pour attirer et maintenir en poste une main-d’œuvre moderne.

Les employé·es fédéraux préféraient cela aussi.

Au cours des dernières années, les employé·es s fédéraux ont fourni des services cruciaux aux Canadien·nes tout en s’adaptant à des modèles de travail en constante évolution, souvent dans des conditions très difficiles. Aujourd’hui, au milieu des suppressions d’emplois et de programmes, on leur ordonne de retourner au bureau, malgré des années de rendement démontré, malgré les preuves concernant le recrutement et le maintien en poste, et malgré les arguments publiés par le premier ministre lui-même.

« Il est difficile de ne pas voir l’ironie de la situation », ajoute M. O’Reilly. « Le gouvernement abandonne les principes mêmes que son propre premier ministre a défendus. M. Carney utilise un ensemble de valeurs dans ses publications, et un autre dans la pratique. »

L’IPFPC demande au gouvernement de suspendre le nouveau mandat de RAB, de publier les preuves qui le justifient, et de dialoguer de manière constructive avec les fonctionnaires et les syndicats avant d’imposer une nouvelle décision prise au sommet qui ignore l’expérience vécue.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook et Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

 

 

Les délégué·es syndicaux de l’IPFPC sont les premières personnes-ressources des membres lorsqu’ils/elles sont confrontés à des situations de RE. Des ressources sont disponibles ci-dessous pour vous aider à en savoir plus sur le RE et sur les moyens de soutenir les membres.

Organigramme et FAQ

Pour plus d’informations sur la manière de gérer les différentes situations de RE, consultez ou téléchargez l’organigramme du RE et consultez les FAQ sur notre site Web, qui contiennent des informations sur : 

Si les membres ont des questions propres à leur ministère, ils/elles peuvent s’adresser à leur équipe de consultation nationale pour obtenir plus de détails. Les membres peuvent également demander à leur employeur de leur communiquer toutes les dates pertinentes concernant le RE dans leur ministère.

Regarder les webinaires passés

Les enregistrements des webinaires précédents sur le RE sont disponibles sur les pages Web ci-dessous ou sur notre chaîne YouTube. Enregistrements des webinaires : 

Restez à l’affût des prochains webinaires sur le RE et inscrivez-vous à une prochaine séance pour en savoir plus et obtenir des réponses à vos questions de la part des expert·es de l’IPFPC. 

Suivre le cours en ligne

En tant que délégué·es syndicaux, vous jouerez un rôle crucial en communiquant sur le processus de RE, en aidant les membres touchés à comprendre leurs droits et leurs options, et en veillant à ce que les protections importantes de la convention collective soient respectées. 

L’IPFPC propose un cours en ligne afin de doter les délégué·es syndicaux des principaux groupes du SCT des outils et des ressources nécessaires pour aider les membres à faire face aux situations de RE. Le cours complet dure de 1 à 2 heures et peut être suivi à votre rythme.

Si vous avez un compte Canvas, vous pouvez accéder au cours en vous connectant ici. Si vous n’avez pas de compte Canvas :

  • Étape 1 : Créez un compte Canvas ici
  • Étape 2 : Remplissez le formulaire et indiquez le code de cours : 7MKKLL
  • Étape 3 : Commencez le cours! Vous pouvez vous connecter à tout moment ici

En savoir plus sur l’échange de postes 

L’IPFPC a créé une plateforme d’échange de postes pour aider les membres désignés optants ou excédentaires à la suite d’une situation de RE et qui souhaitent rester dans la fonction publique. Les membres non touchés qui sont prêts à quitter la fonction publique peuvent également souhaiter créer un profil pour permettre à un·e employé·e de faire un échange de poste avec eux. 

Plateforme d’échange de postes de l’IPFPC

Il est à noter que cette plateforme exige que les membres recherchent eux-mêmes leurs propres correspondances de postes pour l’échange. Nous recommandons à toute personne intéressée d’utiliser également les plateformes d’échange de postes mises à disposition par l’employeur. Pour en savoir plus sur l’échange de postes, consultez notre FAQ

Parlez à un·e expert·e

L’IPFPC a créé un groupe de travail sur le RE afin de garantir une réponse coordonnée aux coupes budgétaires dans l’ensemble de la fonction publique, notamment en apportant un soutien supplémentaire aux délégué·es syndicaux et aux membres. 

Si vous avez des questions sur le RE auxquelles les ressources disponibles ne peuvent pas répondre, vous pouvez appeler la réception de l’IPFPC au 1-800-267-0446. La réception vous redirigera vers une boîte vocale propre au RE où les appels sont retournés dans les 24 à 48 heures si personne n’est immédiatement disponible pour répondre à vos questions. 

Ressources en matière de santé mentale

C’est une période difficile pour les travailleur·ses fédéraux dans l’ensemble de la fonction publique, et il est normal de ne pas se sentir bien. Il peut être difficile de soutenir les membres dans les situations de RE, mais il y a des ressources disponibles sur le site de l’IPFPC pour aider les délégué·es syndicaux et les membres. 

Comme les membres, les délégué·es syndicaux peuvent également être touchés par les situations de RE. La plupart des membres de l’IPFPC ayant un employeur fédéral, provincial ou privé ont accès à un Programme d’aide aux employés et à leur famille (PAEF). Votre PAEF offre des services de counselling et d’orientation, et parfois, d’autres formes d’aide spécialisée. Tous ces services sont confidentiels et gratuits.

Pour obtenir des informations sur les PAEF pour les membres de l’administration publique centrale et d’autres organismes fédéraux, recherche par ministère. Pour obtenir des informations sur les PAEF des membres de l’IPFPC travaillant pour d’autres employeurs, veuillez contacter votre service des Ressources humaines.

OTTAWA, le 29 janvier 2026  — Les expert·es de la fonction publique sonnent l’alarme au sujet des compressions fédérales à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), avertissant que la salubrité alimentaire, la santé publique et l’économie agroalimentaire du Canada sont gravement menacées au nom d’une soi-disant « efficacité ». L’IPFPC demande un examen public immédiat des décisions qui affaiblissent la capacité du gouvernement fédéral à prévenir la propagation des maladies d’origine alimentaire, à répondre aux épidémies et à protéger les systèmes alimentaires nationaux et d’importation et d’exportation du Canada.

« Ces réductions ne touchent pas seulement les employé·es, mais bien tou·tes les Canadien·nes qui mangent », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Lorsque l’on supprime la recherche en matière de salubrité des aliments, la capacité d’inspection et la coordination des urgences, on augmente le risque que la maladie ou la contamination passe inaperçue jusqu’à ce que les gens soient déjà malades. »

L’IPFPC met en garde contre le fait que l’ACIA est confrontée à une pénurie chronique de personnel depuis plus de dix ans, alors même que sa charge de travail n’a cessé d’augmenter. Les dernières réductions aggravent considérablement un système déjà fragile.

« Des milliers d’usines de transformation alimentaire au Canada n’ont jamais été inspectées », explique Sean O'Reilly. « Les inspecteur·rices ont déjà du mal à suivre le rythme des installations dont ils/elles sont responsables aujourd’hui. Il n’est tout simplement pas réaliste de s’attendre à ce que moins de personnel effectue plus d’inspections. En cas d’épidémie majeure, c’est une catastrophe assurée. »

Selon l’IPFPC, ces réductions représentent la perte de près d’un million d’heures d’expertise en matière de salubrité alimentaire et d’inspection chaque année. « L’ACIA a déjà coupé dans le gras, puis dans le muscle. Ces réductions vont jusqu’à l’os », poursuit Sean O'Reilly. « Elles mettent en péril l’ensemble du système de salubrité alimentaire et l’économie qu’il soutient. »

Le secteur agroalimentaire canadien représente plus de 100 G$ par an, alors que l’investissement fédéral dans l’ACIA s’élève à environ 1 G$, un rendement qui, selon l’IPFPC, est négligé de manière irresponsable.

« C’est l’un des meilleurs investissements que les Canadien·nes puissent faire », souligne M. O'Reilly. « Pourquoi réduire les effectifs en salubrité alimentaire alors qu’elle protège des vies, des gagne-pains et notre économie, en particulier lorsque le Canada cherche à diversifier ses partenaires commerciaux? »

Les risques ne sont pas hypothétiques. L’ACIA gère actuellement un rappel national de plus de 300 produits à base de pistaches en raison d’une contamination potentielle à la salmonelle provenant de produits importés. Au début du mois de janvier 2026, de nombreuses marques ont été touchées au Canada et des hospitalisations ont été signalées.

« Ces réductions ont des conséquences directes sur la capacité de l’ACIA à mener les enquêtes qui conduisent à des rappels de produits qui sauvent des vies », explique Sean O'Reilly. « L’affaiblissement des capacités d’inspection et de surveillance signifie que les épidémies durent plus longtemps et touchent un plus grand nombre de personnes. »

L’IPFPC prévient également que ces réductions compromettent gravement la capacité du Canada à surveiller les maladies animales et zoonotiques telles que la grippe aviaire, la peste porcine africaine, la fièvre catarrhale ovine et la fièvre aphteuse, et à y répondre. Cette capacité est essentielle pour protéger la santé publique et maintenir le commerce international.

« Les épidémiologistes vétérinaires sont une nécessité commerciale », tranche M. O'Reilly. « Si le Canada n’est pas en mesure de démontrer de la crédibilité en matière de surveillance des maladies et d’analyse des risques, il risque de perdre du jour au lendemain l’accès à l’exportation. Il n’y a qu’une poignée d’épidémiologistes vétérinaires au Canada, et des dizaines dans le monde, qui possèdent ce niveau d’expertise. Sans eux, les partenaires commerciaux perdent confiance, les exportations sont menacées et l’industrie est obligée d’absorber des coûts d’essai massifs. »

Parallèlement, l’ACIA s’oriente vers ce que l’on appelle un « modèle de secteur d’activités » en matière de salubrité des aliments. Bien que présenté comme une modernisation, le modèle repose de plus en plus sur des algorithmes, l’autorégulation du secteur et des vérifications par des tiers, tandis que la capacité d’inspection publique continue de s’éroder.

« La salubrité des aliments n’est pas une fonction commerciale, c’est une responsabilité de santé publique », déclare M. O’Reilly. « Lorsque la surveillance est optimisée pour l’efficacité plutôt que pour la sécurité, le risque est directement transféré au public. »

La population en a déjà vu les conséquences. Une usine de transformation alimentaire de Pickering liée à une épidémie mortelle de listériose en 2023 n’avait pas été inspectée par l’ACIA pendant cinq ans après qu’un modèle de risque automatisé basé sur des vérifications de tiers l’ait classée comme présentant un faible risque. Ce n’est qu’après le décès de trois personnes que l’ACIA a découvert que l’usine n’avait même pas fait de test pour la listériose.

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OTTAWA, le 23 janvier 2026 — L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada prévient que les réductions annoncées cette semaine dans les principaux ministères fédéraux à vocation scientifique affaibliront la capacité du Canada à prévenir les catastrophes, à intervenir en cas d’urgence et à protéger les populations, la sécurité publique et l’environnement. 

Le Canada a besoin de scientifiques, de chercheuses et de chercheurs!
Les scientifiques et chercheur·ses fédéraux de l’IPFPC ont bravé le froid vendredi le 16 janvier 2026 pour manifester sur la Colline du Parlement contre les coupes budgétaires imposées au secteur scientifique fédéral et à la fonction publique en général.

Les réductions opérées à Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada visent les scientifiques, les ingénieur·es et les expert·es en politiques publiques dont le travail soutient la surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions et alertes météorologiques, la prévention de la pollution, la conservation marine, la restauration des habitats et les interventions en cas d’urgence environnementale. 

« Il ne s’agit pas de programmes abstraits ou de fonctions bureaucratiques », soutient Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont ces expert·es qui empêchent les déversements d’hydrocarbures de se transformer en catastrophes, qui veillent à ce que les marchandises dangereuses n’explosent pas sur nos voies ferrées, qui s’assurent que les Canadien·nes peuvent se fier aux alertes météorologiques et qui protègent les espèces menacées d’extinction. La suppression de cette expertise scientifique met en péril la sécurité publique et l’environnement. »

Ces réductions font écho à un rapport de l’IPFPC publié en octobre 2025 avertissant que le système scientifique public fédéral du Canada était déjà à un point de rupture. « Une feuille de route scientifique pour l’avenir du Canada : leçons tirées d’une décennie de contributions des scientifiques fédéraux », qui s’appuie sur 12 années de données provenant de milliers de scientifiques fédéraux, montre l’effondrement du financement public, la diminution des capacités et le déclin de la confiance dans la prise de décision fondée sur des données probantes, et appelle à un réinvestissement immédiat, et non à des réductions plus importantes.

« Les Canadien·nes ont vu ce qu’il en coûte de ne pas investir dans la science, la réglementation et la surveillance », prévient Bryan Van Wilgenburg, président du groupe Sciences appliquées et examen des brevets de l’IPFPC et métérologue à Environnement et changement climatique Canada (ECCC). « L’effondrement de la pêche à la morue dans l’Atlantique, les étangs toxiques de goudron de Sydney (le site le plus contaminé du Canada) et la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, qui a coûté la vie à 47 personnes, ne sont pas des catastrophes naturelles. Il s’agit plutôt d’échecs en matière de surveillance, d’investissement et de prise de décision fondée sur des données probantes – exactement ce que ces compressions sont en train de détruire. »

L’IPFPC demande au gouvernement fédéral de protéger l’expertise en matière de science, d’ingénierie, de recherche et de réglementation qui protège la population canadienne, leurs communautés et l’environnement, aujourd’hui et pour les générations futures. « Nous avons besoin d’investissement dans la science, pas de désinvestissement », martèle Sean O’Reilly.

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Si vous avez manqué notre webinaire sur le réaménagement des effectifs (RE), l’enregistrement et les ressources ci-dessous sont maintenant disponibles. Dans ce webinaire, nous vous expliquons vos droits en vertu de la convention collective et vous fournirons des outils et des ressources pour vous soutenir. 

Les réaménagements d’effectifs concernent tous les membres de la fonction publique. Ces réductions menacent les services sur lesquels compte la population et alourdissent la charge des fonctionnaires qui en assurent la prestation. L’Institut est là pour veiller à ce que vous disposiez des informations et du soutien dont vous avez besoin.

L’Institut plaide pour des niveaux de personnel adéquats afin de préserver votre santé et votre bien-être. Nous savons que chaque poste supprimé n’est pas seulement un chiffre sur une feuille de calcul, mais qu’il représente un travail utile qui ne sera pas effectué et des services essentiels qui n’atteindront pas les gens qui en dépendent. 

Si vous avez des questions, veuillez nous contacter à bienmieuxensemble@ipfpc.ca.

OTTAWA, le 20 janvier 2026 — D’importantes réductions d’effectifs à Santé Canada affaibliront les systèmes sur lesquels les Canadiennes et Canadiens comptent pour assurer la sécurité de leurs aliments, de leurs médicaments et de leurs appareils médicaux, prévient l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), à la suite de la confirmation de la suppression de centaines d’emplois spécialisés dans les domaines de la science, de la réglementation et de la sécurité des consommateur·rices.

« Ces réductions ne touchent pas seulement les travailleur·ses. Quand on parle de soins de santé, on touche tou·tes les Canadien·nes », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Ce sont ces expert·es qui s’assurent que les médicaments dans votre armoire sont sécuritaires, que les aliments dans votre réfrigérateur ne rendront pas votre famille malade et que les produits dangereux sont retirés des rayons des magasins avant qu’ils ne causent des dommages. »

 Santé Canada a le mandat d’examiner et d’approuver les médicaments délivrés sur ordonnance, les vaccins et les appareils médicaux, de surveiller les maladies infectieuses et les épidémies d’origine alimentaire et d’y réagir, de faire respecter les normes de sécurité et de protéger la population contre les risques environnementaux liés à l’air et à l’eau.

L’Institut met en garde contre le fait que la réduction des capacités de Santé Canada permet à de petits problèmes de se transformer en graves défaillances.

« Lorsque l’on affaiblit la capacité du gouvernement à réglementer les médicaments et les produits de santé, à émettre des rappels et des alertes et à réagir aux maladies infectieuses, les risques ne sont pas détectés et les avertissements arrivent trop tard », déclare Sean O'Reilly. « Ces expert·es aident les Canadien·nes à agir rapidement parce qu’ils/elles agissent rapidement. On ne peut pas réduire les effectifs de la santé publique sans augmenter les risques. »

Le syndicat est également très préoccupé par la perte d’une expertise scientifique spécialisée qui ne peut pas être facilement remplacée. « À une époque où les Canadien·nes s’attendent à une surveillance rigoureuse et à des réponses rapides aux menaces sanitaires, ces réductions vont dans le sens contraire », ajoute M. O'Reilly. « Les Canadien·nes méritent un système de santé proactif, fondé sur des données probantes et doté de ressources suffisantes, plutôt qu’un système mal préparé aux crises de demain. »

L’Institut demande au gouvernement fédéral de reconsidérer l’ampleur de ces réductions et d’évaluer de manière significative les conséquences à long terme sur la santé publique, la sécurité et la prestation de services.

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Les réductions d’effectifs créent une anxiété semblable à Hunger Games, alors que les sous-traitants coûteux restent en poste

OTTAWA, le 16 janvier 2026 - Alors que les réductions d’effectifs s’accélèrent, les fonctionnaires sont contraints de se livrer à une lutte digne de Hunger Games, en se disputant leurs propres postes, tandis que les sous-traitant·es continuent de travailler sans être touchés. L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) demande au gouvernement d’expliquer pourquoi les fonctionnaires expérimentés sont confrontés à des vagues de réductions d’effectifs quand les dépenses liées à la sous-traitance atteignent des sommets.

« Cette semaine, d’importantes vagues de réductions d’effectifs ont eu lieu à Services partagés Canada et à Statistique Canada, notamment, portant un coup sévère à l’infrastructure numérique et d’information du Canada », affirme Sean O’Reilly, président de l’IPFPC. « Les membres nous disent directement que les sous-traitant·es travaillent toujours avec les employé·es qui ont reçu des avis de mise en disponibilité cette semaine. Cela soulève de sérieuses questions. »

Pour la semaine qui s’achève aujourd’hui, ce sont les employé·es de Statistique Canada, de Services partagés Canada, de Services publics et approvisionnements Canada, de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, de Développement économique Canada pour les régions du Québec et du Secrétariat du Conseil du Trésor, entre autres, qui ont reçu des avis de réaménagement des effectifs, ce qui aggrave l’incertitude et l’instabilité dans l’ensemble de la fonction publique.

« Il s’agit de services publics cruciaux essentiels dont les Canadiennes et Canadiens dépendent chaque jour », déclare M. O'Reilly. « La réduction des capacités dans ces ministères fédéraux affaiblit la cybersécurité, nuit à la prise de décision fondée sur des données probantes et retarde la prestation de services. Les compressions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain. »

Les réductions annoncées cette semaine s’inscrivent dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement, un important mécanisme de compressions dans la fonction publique qui a déjà touché de nombreux ministères fédéraux. Et de nouvelles annonces qui résulteront en des coupures de postes sont attendues dans les jours et les semaines à venir.

« Les sous-traitant·es coûtent au moins 26 % de plus que les fonctionnaires », souligne M. O'Reilly. « Pour économiser, il ne faut pas mettre à pied des travailleur·ses formés et expérimentés du gouvernement, pour finalement payer plus cher quelqu’un à l’externe  qui doit accomplir le même travail. Ce n’est pas une économie, mais du gaspillage. »

L’Institut demande au gouvernement de cesser de réduire les effectifs et de donner la priorité à l’expertise des fonctionnaires plutôt qu’à la sous-traitance coûteuse.

Des scientifiques fédéraux seront également à Ottawa en après-midi aujourd'hui pour manifester contre les compressions affectant la science fédérale et la fonction publique en général. Les participants se rassembleront à l'hôtel Delta à 14 h 45 (heure de l'Est) et marcheront jusqu'à la Colline du Parlement.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les du secteur public à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca