L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada
On parle de réaménagement des effectifs lorsque les services d’un·e ou de plusieurs employé·es nommés pour une durée indéterminée ne sont plus nécessaires. L'Institut est là pour veiller à ce que la procédure soit respectée et que nos membres soient pleinement soutenus.

FREDERICTON, N.-B., le 19 mars 2026  —  L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) exprime de vives inquiétudes à la suite du budget présenté le 17 mars 2026 par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui prévoit d’importantes coupes dans les services publics, y compris des privatisations. Alors que le gouvernement laisse entendre que ces réductions se feront par le biais de l’attrition, l’IPFPC souligne que les réductions par attrition n’en restent pas moins des réductions et qu’elles auront des répercussions concrètes sur les services dont dépend la population du Nouveau-Brunswick.

« Supprimer 12 % des emplois de la fonction publique dans une province où l’administration publique est un employeur majeur relève d’un manque de vision et est préjudiciable, affirme Katie Francis, vice-présidente de l’IPFPC. Il ne s’agit pas simplement de lignes budgétaires; ce sont de vraies personnes et des services concrets qui sont menacés. Les coupes fédérales ont déjà réduit les services au strict minimum, et ces réductions vont priver les collectivités d’emplois et de ressources, tout en exerçant une pression bien plus forte sur les services essentiels. »

L’une des mesures les plus préoccupantes est la privatisation totale des soins vétérinaires dispensés par la province. Cela comprend l’ensemble des services de laboratoire et de terrain, les soins médicaux, la lutte contre les maladies animales exotiques, les inspections, les analyses et la certification, ce qui signifie que la quasi-totalité des vétérinaires employés par la province devraient perdre leur emploi.

« La privatisation des services vétérinaires ne permettra pas de réaliser des économies, ajoute Katie Francis. Soit les agriculteurs et agricultrices devront supporter des frais plus élevés lorsqu’ils et elles se rendront dans des cliniques privées, soit l’État finira par payer plus en raison de contrats. Dans tous les cas, ce sont les Néo-Brunswickois·es qui seront perdants. »

Les vétérinaires provinciaux jouent un rôle essentiel dans la protection de la santé animale et humaine. Ils et elles sont indispensables pour détecter les maladies, prévenir les éclosions et intervenir en cas de maladies telles que la rage et la tuberculose. Ils et elles veillent à ce que les élevages soient soignés correctement, en toute sécurité et rapidement, et mettent en place les plans d’intervention en cas d'éclosion pouvant conduire à des pandémies.

« La privatisation de ces services au profit de prestataires axés sur le profit accroît les risques au sein du système, affirme Katie Francis. Dans une province aussi rurale et étendue que le Nouveau-Brunswick, compter sur les soins privés revient à ignorer la réalité. De nombreux prestataires ne proposent pas de soins 24 heures sur 24, ne peuvent pas prendre en charge les animaux de grande taille et ne sont pas équipés pour mettre en place un contrôle coordonné des maladies. Si l’on ajoute à cela les longues distances, cela se traduira par des retards, des lacunes dans la détection et un risque accru d'éclosion à des moments critiques. »

Alors que le gouvernement met en avant son objectif déclaré de réduire le recours aux contrats externes, l’IPFPC souligne que 1,5 milliard de dollars a été consacré à des contrats sous-traités l’année dernière, un chiffre qui devrait augmenter dans le cadre de ce plan.

« Au lieu de renforcer la fonction publique, ce budget mise encore davantage sur la sous-traitance et la privatisation, ajoute Katie Francis. La population du Nouveau-Brunswick mérite des services publics transparents, responsables et rentables, et non des contrats privés plus coûteux et moins imputables. »

L’IPFPC exhorte le gouvernement provincial à faire marche arrière et à consulter les professionnel·les ainsi que leurs syndicats avant de mettre en œuvre ces changements.

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les du secteur public à travers le pays, notamment les vétérinaires employés par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

 

Après la forte participation et la couverture médiatique nationale dont a bénéficié notre rassemblement de janvier sur la Colline du Parlement, les scientifiques fédéraux se mobilisent à nouveau pour mettre en lumière notre travail et montrer à la population canadienne ce qui est en jeu.

Les fonctionnaires ont toujours été là pour les Canadien·nes.

Il est maintenant temps d’être là les un·es pour les autres.

  • Date et heure : Samedi 28 mars, de 16 h 45 à 18 h 00 (HE)
  • Lieu : Départ de l’hôtel Marriott au 100, rue Kent, et arrivée à la Colline du Parlement

Je confirme ma présence aujourd’hui

Rejoignez-nous pour le rassemblement sur la Colline du Parlement, et n’oubliez pas votre sarrau de laboratoire!

Le 12 mars, le président de l’IPFPC, Sean O’Reilly, a participé à une séance du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) dans le cadre de l’étude menée par ce dernier sur l’examen exhaustif des dépenses (EED) du gouvernement fédéral.

Visionner la séance du Comité

Cette séance a permis à l’IPFPC de communiquer directement l’expertise et les préoccupations de ses membres au Parlement, notamment les risques qu’entraînent les réductions liées à l’EED pour les capacités scientifiques, la sécurité des transports et d’autres systèmes essentiels dont dépend la population canadienne au quotidien.

« Ces experts et ces expertes veillent à ce que les systèmes essentiels dont dépend au quotidien la population canadienne fonctionnent correctement », expliquait Sean O’Reilly aux député·es.

Salubrité alimentaire et sécurité ferroviaire

Au cours de la séance, Sean O’Reilly a mis en avant les réductions qui touchent les scientifiques, les vétérinaires et les inspecteurs et inspectrices de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

« Des millions de familles canadiennes sont convaincues que les aliments qu’elles achètent pour nourrir leurs enfants sont sans danger. Lorsque cette confiance est trahie, les conséquences peuvent être désastreuses, affirme Sean O’Reilly. Des maladies d’origine alimentaire peuvent se propager avant que la contamination ne soit détectée. Des marchés d’exportation peuvent être fermés du jour au lendemain lorsque la confiance dans le système d’inspection d’un pays est ébranlée. »

Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les réductions qui affectent le contrôle de la sécurité ferroviaire au sein de Transports Canada, où des ingénieur·es et des spécialistes techniques surveillent les infrastructures, les normes d’équipement et les pratiques d’exploitation sur l’un des plus grands réseaux ferroviaires au monde.

« La sécurité ferroviaire repose sur des professionnel·les qualifiés qui détectent les problèmes avant que des accidents ne se produisent », dit Sean O’Reilly au Comité.

La sous-traitance et ses répercussions sur les services sont remises en question

Les député·es ont également interrogé les témoins sur la question de savoir si une réduction de l’expertise interne combinée à une sous-traitance accrue pouvait nuire à la qualité et à la fiabilité des services publics.

Les dépenses fédérales consacrées aux services professionnels et spéciaux ont atteint des niveaux historiques, la sous-traitance ayant pratiquement doublé par rapport à son niveau antérieur à la pandémie.

Sean O’Reilly a averti les député·es qu’une réduction de l’expertise interne combinée à une dépendance accrue vis-à-vis des consultant·es risquait d’affaiblir les capacités à long terme de la fonction publique.

« Lorsque les capacités internes sont affaiblies, les gouvernements ont souvent recours à la sous-traitance pour combler ce manque, affirme-t-il. Les coupes qui suppriment cette expertise peuvent paraître efficaces sur papier. Cependant, lorsque l’expertise disparaît, les risques et les coûts finissent par arriver. »

Les député·es expriment leurs inquiétudes quant à l’expertise et à l’état de préparation

Au cours de la séance, des député·es ont demandé si la réduction des effectifs risquait d’affaiblir les capacités scientifiques et les services au public, au Canada.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a demandé si la réduction des postes scientifiques risquait de rendre le Canada moins bien préparé à faire face à de futures crises, telles que des pandémies. Pour sa part, la députée conservatrice Kelly Block craint que la réduction de l’expertise interne, conjuguée à une sous-traitance accrue, n’ait des répercussions sur les normes de service dans l’ensemble des programmes gouvernementaux.

En réponse aux questions des député·es, Sean O’Reilly a souligné à quel point il est difficile de reconstituer l’expertise perdue lorsque des professionnel·les expérimentés quittent la fonction publique.

« Lorsque des professionnel·les expérimentés quittent la fonction publique, cette expertise ne disparaît pas seulement d’un organigramme; elle disparaît du système. Il faut des années pour reconstituer ces capacités. »

Les preuves soumises au Comité

Dans le cadre de cette étude, l’IPFPC a présenté un mémoire détaillé soulignant les risques que représentent les réductions d’effectifs liées à l’EED pour les capacités scientifiques fédérales et d’autres systèmes essentiels.

Les documents présentés montrent comment les réductions affectent des domaines tels que la salubrité alimentaire, la préparation aux situations d’urgence, la sécurité des transports, la protection de l’environnement et le contrôle de la santé publique.

Lire le mémoire complet

Le mémoire met en garde contre le fait que des réductions d’effectifs d’une telle ampleur risquent de priver la fonction publique fédérale de décennies de savoir-faire institutionnel, affaiblissant ainsi la capacité du Canada à détecter et à prévenir les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.

L’étude parlementaire se poursuit

Le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires poursuivra son évaluation de l’examen exhaustif des dépenses au cours des prochaines semaines, à mesure que les ministères communiqueront davantage de détails sur les réductions prévues.

Sean O’Reilly a conclu son témoignage par une mise en garde contre les conséquences à long terme d’une réduction de l’expertise interne.

« En effet, lorsque l’expertise disparaît, les problèmes ne disparaissent pas pour autant, a-t-il expliqué au Comité. Ils ne font que se manifester plus tard, et ils sont alors beaucoup plus coûteux à régler. »

Murray Perrett est gestionnaire de pêche de zone au ministère des Pêches et des Océans du Canada, à Happy Valley-Goose Bay (Terre-Neuve). Il s’agit d’un rôle important dans une région où la pêche est non seulement un moteur économique majeur, mais aussi « le cœur et l’âme de la communauté ».

Il travaille dans le domaine de la gestion des ressources afin d’assurer le bon fonctionnement et la durabilité des pêcheries commerciales et récréatives. 

« Nous avons un très grand littoral à Terre-Neuve-et-Labrador, et mon travail consiste à veiller à ce qu’il y ait du poisson à pêcher pour les pêcheurs », explique-t-il.


L’industrie de la pêche touche presque tous les habitants de l’île, des équipages des bateaux aux travailleurs et travailleuses des usines de transformation du poisson, en passant par les communautés autochtones.

Une partie gratifiante du travail de Murray consiste à aider les communautés autochtones à obtenir des permis de pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles. Selon lui, l’accès à du poisson frais et local est crucial, étant donné le coût élevé des denrées alimentaires dans les régions nordiques reculées.

Bien qu’il passe la plupart de ses journées au bureau, ce qu’il préfère dans son travail, c’est aller à la rencontre des récoltants locaux.

« Je veux les écouter. Quelles sont leurs préoccupations? Où en est la pêche? C’est l’occasion de leur parler et de savoir ce qu’ils pensent. »

Happy Valley-Goose Bay est une petite ville et Murray est parfois interpellé par des membres de la communauté à l’extérieur du bureau pour répondre à des questions sur la pêche locale. 

« C’est ce qui est bien. Nous travaillons en collaboration avec les pêcheurs pour gérer la pêche ensemble, comme une seule équipe. Même si je suis un fonctionnaire du gouvernement du Canada, nous travaillons en équipe et j’aime beaucoup cela. »

Il est également un fier membre de l’IPFPC. Comme il est attaché à son travail et à sa communauté, il estime qu’il est essentiel d’avoir une représentation syndicale.

« Les fonctionnaires que nous avons travaillent très dur et sont fiers du travail qu’ils accomplissent — et c’est un travail important. J’aimerais simplement que le public voie davantage tout ce que nous avons fait en coulisses. »

Ce n’est pas toujours facile. Murray explique que ce travail peut être stressant car, en cas de problème, des moyens de subsistance sont en jeu.

Il arrive qu’un navire de pêche tombe en panne, ce qui entraîne une perte de revenus pour le pêcheur et sa famille. Il n’hésite pas à travailler en soirée pour leur trouver un nouveau bateau et les ramener sur l’eau le plus rapidement possible et en toute sécurité. 

Une fois, un capitaine est tombé malade à bord d’un bateau et a été évacué, laissant le bateau et son équipement sur l’eau. Murray a rapidement supervisé le processus d’obtention d’une licence de remplacement pour qu’il soit possible de prendre la relève, de poursuivre la pêche et de ramener le produit à terre.

La gestion des ressources nécessite une action rapide, mais aussi de la prévoyance afin de garantir que les ressources halieutiques du Canada profiteront aux générations futures.

« Il est important de veiller à ce que la pêche soit durable à l’avenir afin que ces communautés puissent continuer à prospérer », explique Murray.

« Le changement climatique (est) le grand point d’interrogation », ajoute-t-il. « Nos océans sont en train de changer, et nous voyons ici, au Labrador, des espèces qui n’ont jamais été présentes auparavant. »

Il cite le cas du crabe, une espèce traditionnellement pêchée dans les eaux froides et profondes. Le comportement des crabes change et ils rampent vers des eaux moins profondes pour atteindre le milieu froid qu’ils aiment. 

Lorsque les pêcheurs adaptent leurs pratiques, Murray est présent à chaque étape pour les aider à faire face aux changements.

Le soutien à la pêche est un véritable travail d’équipe. Murray partage un immeuble de bureaux avec d’autres fonctionnaires qui effectuent un travail essentiel dans les domaines des statistiques, de la science, de la conservation et de la protection. Le rythme est effréné et chaque jour peut apporter son lot de nouveaux défis.

Malgré les exigences de son travail, il trouve encore le temps de s’adonner à d’autres passions qui le rapprochent de sa communauté, comme l’agriculture. Il a transmis à ses deux enfants son enthousiasme pour les activités de plein air au Canada et espère que la beauté de leur littoral sera préservée pour les générations à venir

« Cette ressource appartient au Canada. Elle appartient à la population. Nous gérons cette pêcherie pour qu’elle soit durable et pour qu’il y ait toujours des poissons dans l’eau qui peuvent être récoltés de manière durable et qui seront là pour l’avenir. »

Murray croit en son travail ; il croit en la protection des ressources du Canada (nos océans, notre faune et notre flore) et des communautés qui sont au cœur de ces ressources. 

Ottawa, le 11 mars 2026 — Ce jeudi, Sean O’Reilly, président de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), témoignera devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) de la Chambre des communes dans le cadre de son étude de l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement fédéral.

Le chef syndical évoquera avec les membres du comité permanent la manière dont les réductions des dépenses fédérales et des effectifs affaibliront l’expertise interne du Canada et compromettront la prestation des services publics. Son témoignage soulignera les dangers d’une dépendance croissante par rapport à la sous-traitance et de la perte de capacités scientifiques et techniques dans l’ensemble du gouvernement.

QUOI : Comparution devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) de la Chambre des communes pour son étude de l’examen exhaustif des dépenses

: Chambre des communes, Pièce 125-B, édifice de l’Ouest, Ottawa (ON) et webdiffusion de la Chambre des communes – Parl-Vu à https://parlvu.parl.gc.ca/Harmony/fr/PowerBrowser/PowerBrowserV2?fk=13387431)

QUAND : Le jeudi 12 mars 2026, de midi à 13 h (HE)

QUI :

  • Sean O’Reilly, président de l’IPFPC et
  • Christine Poirier, gestionnaire, Bureau de la politique nationale de l'IPFPC

L’IPFPC représente plus de 85 000 professionnel·les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.

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Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), jfillion@pipsc.ca

Le texte d’opinion suivant du président de l’Institut, Sean O’Reilly, a été publié en février dernier dans le journal Les Affaires.

LES IDÉES DES AFFAIRES  --- Alors que l’instabilité règne dans les relations avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney a clairement défini la voie à suivre: réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et augmenter les exportations à l’extérieur des États-Unis de 50% dans la décennie à venir.

Cet objectif est ambitieux et nécessaire, mais il repose sur une hypothèse cruciale, celle que le Canada dispose des infrastructures publiques nécessaires pour gagner et conserver la confiance des marchés mondiaux. À l’heure actuelle, ces fondations sont fragiles.

Les coupes budgétaires imposées à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) menacent l’un des atouts commerciaux les plus précieux du pays, c’est-à-dire la confiance dans notre système de sécurité alimentaire et de santé animale. En cette période où la crédibilité et la rapidité sont primordiales, le Canada réduit les capacités du système qui sous-tend l’accès à près de 200 marchés internationaux.

L’économie agroalimentaire du Canada représente 100G$ par an. Le budget d’environ 1G$ de l’ACIA protège cet écosystème, ce qui en fait un investissement au rendement extraordinaire. Toutefois, les compressions budgétaires mettent cet écosystème en péril en supprimant plus d’un million d’heures d’inspection, de surveillance et d’expertise scientifique chaque année.

Plutôt que de réduire la bureaucratie, on supprime les postes des spécialistes qui empêchent les maladies de se propager avant que les frontières ne soient fermées.

Les partenaires commerciaux ne se contentent pas de croire sur parole un pays qui affirme que ses animaux, ses végétaux ou ses aliments sont sûrs. En effet, les épidémiologistes vétérinaires, la surveillance des maladies et des insectes vecteurs et l’analyse des risques sont des exigences commerciales fondamentales.

La suppression de cette expertise augmente le risque que des maladies non détectées entrent au Canada et compromet l’accès aux marchés d’exportation en mettant à pied les spécialistes mêmes qui contribuent à maintenir ces marchés ouverts.

Imaginez une épidémie d’une maladie comme la fièvre catarrhale du mouton, la peste porcine africaine ou même un seul cas de fièvre aphteuse sans surveillance nationale adéquate en place. Le Canada pourrait perdre son statut d’exportateur du jour au lendemain, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour des secteurs d’activité entiers.

Sans vétérinaires pour enquêter, contenir les maladies et certifier l’état sanitaire, les épidémies se propagent plus rapidement, les marchés restent fermés plus longtemps et les pertes s’accumulent. Le risque de propagation des maladies zoonotiques à la population humaine augmente également. 

Le plan de réduction proposé ne prévoit aucune mesure pour gérer ces risques.

On présume qu’une équipe réduite de spécialistes peut, d’une certaine façon, en faire plus avec moins, ce qui est impossible dans un système déjà poussé au-delà de ses limites. Les effectifs de l’ACIA sont restés stables pendant une décennie, alors que la charge de travail a augmenté. Le Canada manque déjà de vétérinaires pour inspecter les camions d’exportation avant leur départ. Le système fonctionnant sans redondance, de nouvelles compressions risquent de supprimer complètement la marge de sécurité.

L’expertise requise n’est ni abondante ni remplaçable. Comme les épidémiologistes vétérinaires se font rares au Canada et qu’il n’y en a que quelques dizaines dans le monde, nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre. Les universités et le secteur privé ne maintiennent pas de systèmes de surveillance nationaux, et ce n’est pas de leur ressort. Si l’ACIA perd ses capacités, le travail ne sera pas «rationalisé»: il s’arrêtera.

La diversification des échanges commerciaux vers des marchés autres que les États-Unis ne fera qu’accroître la pression sur laquelle l’ACIA est confrontée. Les négociateurs commerciaux du Canada ne peuvent pas se passer de la surveillance, des données et des contrôles de l’ACIA pour accéder à de nouveaux marchés. Chaque partenaire commercial impose des exigences particulières en matière de santé animale pour les produits que l’ACIA réglemente pour l’exportation. Pour faire des échanges commerciaux, le Canada doit être en mesure de démontrer sa conformité. 

Si un partenaire commercial exige une surveillance accrue (par exemple, pour la fièvre catarrhale ovine chez les insectes vecteurs) et que le Canada n’a plus cette capacité, le pays perd son accès au marché et les producteurs en subiront les conséquences. L’élargissement de l’accès aux marchés est impossible si les pays importateurs ne maintiennent pas leur confiance dans les systèmes d’inspection de l’ACIA. De ce fait, l’économie canadienne devient plus dépendante des États-Unis, et non moins

Une surveillance rigoureuse n’est pas un luxe, mais bien la solution la moins coûteuse aux interdictions d’exportation et aux urgences de santé publique évitables. À un moment où le Canada souhaite renforcer sa résilience, sa souveraineté économique et son indépendance par rapport à un marché hégémonique, l’affaiblissement de l’ACIA est irresponsable, tout à fait inutile, et met en péril des milliards de dollars d’échanges commerciaux.

Les demandes de bourses d’études de la Fondation Héritage 2026 sont actuellement acceptées. Cette année, nous avons ajouté neuf bourses d’études supplémentaires de 3 500 $ pour les étudiant·es de premier cycle et avons élargi l’admissibilité à l’ensemble des étudiant·es inscrits à un programme à temps plein, quelle que soit leur année d’études.

La Fondation Héritage a pour mission de promouvoir les valeurs étroitement liées que sont le professionnalisme et le service au bénéfice de la collectivité et du pays tout entier. La Fondation offre des bourses aux enfants et aux petits-enfants des membres titulaires et des membres à la retraite de l’IPFPC.

Les étudiant·es doivent être inscrit·es à temps plein dans un établissement postsecondaire reconnu ou poursuivre leurs études dans un programme de maîtrise ou de doctorat.

N’oubliez pas d’envoyer ce qui suit avec votre demande :

  • Votre dernier bulletin ou relevé de notes;
  • Une déclaration au sujet de vos objectifs de carrière, de vos projets d’études et des raisons pour lesquelles vous seriez un·e bon·ne candidat·e pour recevoir une bourse d’études; (500 mots max.)
  • Une déclaration  (en format CV)  portant sur vos capacités de leadership et votre engagement communautaire;
  • Une dissertation;
  • Une lettre de recommandation (de préférence de la part d’un·e dirigeant·e de service communautaire).

Les candidatures sont évaluées par un jury externe impartial sur la base des résultats scolaires de l’étudiant·e, de son engagement communautaire et de la qualité de ses écrits.

Nous accepterons des demandes pendant 10 semaines, du mardi 24 mars au mardi 2 juin 2026.

FAITES UNE DEMANDE MAINTENANT

Pendant 15 années consécutives, l'Islande s'est classée au premier rang mondial en matière d'égalité des sexes. Le Canada se classe au 36e rang.

Cet écart représente plus qu'un simple chiffre. Il reflète les personnes qui accèdent à des postes de direction, celles qui assument des tâches non rémunérées et celles dont les contributions économiques sont sous-évaluées.

Au Canada, les femmes représentent près de la moitié de la main-d'œuvre, mais n'occupent que 29 % des postes de direction. Les femmes gagnent 87 cents pour chaque dollar gagné par les hommes et déclarent consacrer 4 à 8 heures supplémentaires par semaine aux soins non rémunérés aux enfants et aux adultes.

Nous savons que la promotion de l'égalité entre les hommes et les femmes pourrait ajouter 150 milliards de dollars au PIB du Canada. Les arguments en faveur du changement ne sont pas purement abstraits. Ils sont de nature économique, sociale et urgente.

L'Islande montre ce qui est possible lorsque l'égalité est traitée comme une priorité nationale, soutenue par des politiques, une attente culturelle et un engagement public durable.

À l'occasion de la Journée internationale des femmes, participez à une conversation avec Eliza Reid, autrice de best-sellers, ancienne première dame d'Islande et ardente défenseure de l'égalité des sexes. Nous verrons comment l'Islande a réalisé des progrès mesurables et ce qu'il faudrait pour que le Canada fasse de même.

Quand : Mardi 10 mars à 13 h (HE)

Lieu : Sur Zoom

 Je m’inscris

Inscrivez-vous dès maintenant.

Les participant·es au webinaire auront la chance de gagner l'un des 25 exemplaires du dernier livre d'Eliza Reid, The First Lady Next Door.

Si vous avez des questions, veuillez nous contacter à bienmieuxensemble@ipfpc.ca.

Dépassons le stade de la reconnaissance du fossé et commençons à discuter de la manière de le combler.

En tant que syndicalistes et professionnel·les de la fonction publique, nous sommes confrontés à plusieurs menaces graves. Des milliers de professionnel·les de la fonction publique ont déjà reçu des lettres de RE, y compris ceux et celles qui travaillent dans des services essentiels qui auront un impact direct sur les Canadien·nes. Ces réductions menacent la stabilité de nos communautés, la qualité de vie que nous nous efforçons de protéger et l’avenir même de la fonction publique.

Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. La semaine dernière, nous avons organisé un événement pour mettre en lumière les coupes dangereuses qui touchent les inspecteur·rices d’aliments de l’ACIA, et les conséquences que ces coupes pourraient avoir sur toute la population canadienne. Mais nous devons maintenir la pression sur plusieurs fronts, et nous avons besoin de votre aide.

La vérité, c’est que ces actions sont justifiées par le fait que beaucoup trop de gens, y compris les député·es, ne comprennent pas bien le travail que nous faisons. C’est pourquoi il est temps de rendre notre travail visible.

Nous nous opposons à ces décisions à courte vue. En mars prochain, l’IPFPC lancera sa première semaine régionale de lobbyisme afin que les membres comme vous puissent entrer en contact avec votre député·e, faire part de vos expériences et contribuer à faire comprendre le travail vital que nous accomplissons.

Nous recherchons des membres partout au Canada qui sont prêts à rencontrer leurs député·es et à leur expliquer comment ces réductions mettent les Canadien·nes en danger et comment les mandats de RAB aggraveront la situation. Pouvez-vous nous aider?

Dates de lobbyisme
: Du 30 mars au 2 avril

S’inscrire ici

Vous n’avez pas besoin d’une expérience préalable en matière de lobbyisme ou de défense d’intérêts : nous vous soutenons en vous offrant toute la formation et l’assistance dont vous aurez besoin.

Une fois que vous vous serez inscrit·e, nous vous donnerons des détails et vous inviterons à participer à l’une de nos séances de formation obligatoires virtuelles sur le lobbyisme. Des questions? N’hésitez pas à nous contacter à tout moment à relations_gouv@ipfpc.ca.

Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique sont l’épine dorsale de ce pays. Nous nous sommes toujours montrés à la hauteur des Canadien·nes; maintenant, nous devons nous montrer à la hauteur les un·es des autres.

Élevons nos voix, ensemble et en toute solidarité, car lorsque l’on supprime des expert·es, le risque augmente. Les réductions d’aujourd’hui engendreront les crises de demain.